Pose de pavés à Yvetot : allée, parking et cour de garage
À Yvetot, le point de départ n'avait rien de très engageant : une grande cour et un accès au garage qu'il fallait négocier en évitant les ornières. Les propriétaires voulaient pouvoir se garer proprement, rentrer la voiture au garage avec le confort nécessaire. Du coup, on a tout repris du portail jusqu'à la porte du garage : terrassement, bordures, gestion de l'eau et pose de pavés.
Le terrassement, la partie qu'on ne voit plus mais qui fait tout
Une allée pavée qui tient dans le temps, ça se joue bien avant d'ouvrir la première palette de pavés. On a commencé par décaisser toute la surface à la mini-pelle pour retirer la terre et les zones molles, puis on a réglé le fond de forme avec les pentes qui vont bien (l'eau doit toujours savoir où aller, sinon elle finit par choisir toute seule, et rarement au bon endroit).
Sur une zone où des voitures roulent et stationnent tous les jours, on ne lésine pas sur la fondation. Un géotextile au fond pour que la terre ne remonte pas dans les matériaux, puis une bonne épaisseur de grave compactée par couches : c'est elle qui encaisse le poids des véhicules. Un pavage posé sur une fondation trop mince, on le reconnaît vite, les ornières se creusent là où passent les roues et les pavés commencent à bouger au bout de quelques hivers.
Des bordures et des murets pour tout contenir
Les bordures béton ont été posées sur tout le pourtour avant de commencer le pavage. Elles ne sont pas là que pour faire joli : des pavés qui ne sont pas tenus sur les côtés finissent par s'écarter doucement, et c'est tout le dessin de la cour qui se déforme avec le temps. Ici, chaque zone est bien bloquée, le long des murs de clôture comme autour des espaces verts.
On en a profité pour monter les murets en parpaings qui manquaient (avec les fers en attente pour le chaînage, on les voit bien sur la photo), histoire de délimiter proprement les différents niveaux du terrain.
Un calepinage en deux teintes pour l'allée et le stationnement
Pour la partie avant, entre le portail et la maison, le choix s'est porté sur un calepinage bicolore : une large bande centrale en pavés clairs, encadrée de pavés anthracite de chaque côté, avec une rangée de finition anthracite côté portail pour marquer l'entrée. Ça structure l'espace (on comprend tout de suite où passer et où se garer) et ça évite l'effet grande nappe grise qu'on voit dans beaucoup de cours.
Les pavés ont un aspect vieilli, avec des arêtes adoucies et des nuances d'une pièce à l'autre. C'est ce qui donne ce rendu un peu ancien, plus chaleureux qu'un pavé neuf bien net, et ça colle mieux à une maison du Pays de Caux. Une fois la pose terminée, tout est passé à la plaque vibrante puis les joints sont garnis au sable, pour que les pavés se calent les uns contre les autres et travaillent ensemble.
Devant le garage, une pose en diagonale et l'eau sous contrôle
La cour arrière, devant la porte du garage, était la zone la plus délicate. C'est là que l'eau de ruissellement a tendance à finir sa course, et une porte de garage qui prend l'eau à chaque averse, c'est le genre de souci qui empoisonne la vie. On a donc posé un caniveau à grille juste devant la porte et un second le long du muret, reliés à l'évacuation des eaux pluviales, avec l'avaloir et le regard repris à niveau dans le pavage (ni marche, ni trou pour se tordre la cheville).
Pourquoi des pavés plutôt que de l'enrobé ou du béton ?
C'est une question qu'on nous pose souvent. L'enrobé revient généralement moins cher à la pose, le béton désactivé a ses adeptes, mais le pavé garde des atouts qu'on ne retrouve pas ailleurs. Il se répare pavé par pavé : une tache d'huile, un pavé fendu, une tranchée à ouvrir pour passer une gaine, on démonte, on intervient, on repose, et ça ne se voit pas. Il permet aussi de jouer sur les couleurs et les sens de pose, comme ici, pour dessiner l'espace. Et puis il vieillit bien, surtout quand il a déjà cet aspect patiné.
Le revers, c'est que la qualité de la pose ne pardonne pas. Un fond de forme mal compacté, des pentes approximatives ou des bordures oubliées, et les défauts finissent toujours par remonter à la surface. D'où le temps passé sur le terrassement avant d'attaquer la partie visible.
Un projet d'allée ou de cour dans le Pays de Caux ?
Yvetot, Bolbec, Fécamp et alentours : si vous avez une cour en terre, une allée gravillonnée fatiguée ou un accès garage qui prend l'eau, on peut venir voir sur place ce qui est faisable. On vous dira sans détour quel revêtement a du sens chez vous, pavés ou pas, et on s'occupe de tout, du terrassement jusqu'au dernier joint.



